03.02.2008

Ceux qui ne consultent pas

Un grand merci à tous ceux qui me lisent et m'encouragent, surtout ces derniers temps !



Un Centre d’examens de santé propose des bilans de santé aux personnes les plus démunies ou en formation

EN SAVOIR PLUS :


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De g. à dr. : Angelo Castelletta Joseph Mistrorigo et Anne-Sophie Massat (responsable du pôle office de soins de la CPAM)

« Il y a 20 000 personnes dans le Gers qui ne consultent jamais un médecin, soit plus de 10% de la population ! », déclare Angelo Castelletta, directeur de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) du Gers. Il est venu avec le président de la Caisse, Joseph Mistrorigo à Nogaro le lundi 14 janvier pour faire connaître le Centre d’examens de santé (CES) qui fonctionne à l’hôpital de Nogaro depuis 2 mois. Celui-ci est ouvert tous les premiers lundis de chaque mois depuis décembre 2007.


Le code de la santé n’est pas appliqué - Selon l’article L.321-3 du code de la Sécurité sociale, les assurés sociaux et leurs ayants droits peuvent bénéficier, tous les 5 ans, d’un bilan de santé gratuit. Or, cet article n’est pas encore appliqué.


D’autre part, l'arrêté du 20 juillet 1992 « redéfinit et élargit les missions [des CES] : assurer un examen de santé périodique utile et de qualité à tous les assurés et à leurs familles, toutefois les Caisses d'assurance maladie doivent les proposer en priorité à certains catégories : chômeurs, bénéficiaires du RMI, jeunes sans emploi, retraités, inactifs, assurés volontaires, populations exposées à des risques particuliers, en marge du système de soins (…) »


C’est la raison pour laquelle, dans un certain nombre de départements pilotes, comme le Gers, la CPAM crée des CES, dont l’action s’adresse aux personnes fragiles ci-dessus définies. Sont également visées les personnes en formation, car « la santé ne fait pas partie de leurs préoccupations ». C’est ainsi que les stagiaires de l’Ecole de la performance sont passés par le CES à Nogaro.

Le 1er CES du Gers a été créé à Auch, il y a deux ans et demi. Il examine 850 personnes par an.


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Philippe Nakpane, médecin du CES de Nogaro


A quoi sert ce bilan de santé ? – Il s’agit d’une série très complète d’examens et non pas de diagnostics débouchant sur une ordonnance. Il y a les examens « classiques » : analyse du sang et de l’urine, prise de tension, mesure du rapport taille/hanche etc. Mais on y subit aussi un électrocardiogramme, un examen de la vue, de l’audition, de la dentition, de la ventilation pulmonaire. De plus, des tests sont proposés pour le dépistage du cancer.


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A g. la directrice de l’hôpital de Lectoure avec sa diététicienne


S’en suit un examen clinique, où sont évoqués les antécédents médicaux et le mode de vie. Une copie du bilan est adressée à la personne examinée et, s’il le souhaite, à son médecin traitant. Ce bilan est prévu tous les deux ans pour les personnes vulnérables.


Pas de concurrence avec les médecins de ville ou d’hôpital – Si les examens révèlent des anomalies, les personnes examinées sont incitées à consulter leur médecin traitant ou à en trouver un. C’est lui qui fera le diagnostic et une ordonnance ou adressera le patient à un spécialiste.


Consulté, le docteur Stéphane Rey, médecin libéral à Nogaro, estime que « ce CES est une très bonne chose, puisqu’il permettra de toucher des gens qui ne consultent pas ». Il n’y voit aucune concurrence. Le docteur Gilles Garet, lui aussi, applaudit cette initiative. Néanmoins, il aurait aimé être convoqué à la conférence de presse de la CPAM. L’un comme l’autre n’avaient pas entendu parler de ce CES qui fonctionne depuis 3 mois…

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De dr à .g. : MM. Nakpane, Parmentier et Castelletta


Comment faire venir les personnes à examiner ? – La CPAM compte sur les listes de RMIstes et, surtout, sur les associations de bénévoles, qui connaissent la population visée. Une fois qu’elle est repérée pour être examinée, la personne reçoit un questionnaire à remplir. Mais on insiste sur le fait qu’il pourra être rempli au moment de l’examen avec une aide. Il y a 11 questions portant sur le mode de vie, qui permettent d’établir un score précis de précarité. Néanmoins, le docteur Philippe Nakpane, médecin qui consulte au CES avoue sa déception : « beaucoup de personnes convoquées ne viennent pas aux rendez-vous malgré les relances… » M. Castelletta reconnaît qu’il y aura toujours des personnes qui « passeront au travers. »


Dans le sens de la prévention - Citant les cas des CES de Pau, qui examine 11 000 personnes par an et celui de Auch, qui en voit 850, M. Castelletta précise que des dizaines d’anomalies à traiter d’urgence ont été décelées par les CES. On est donc bien dans la prévention.

S’il a été décidé d’implanter un CES à Nogaro, c’est que celui de Auch est très éloigné pour les personnes habitant à l’ouest du Gers qui ont des difficultés à se déplacer. C’est le moyen de venir à elles, en étant plus proche. Le CES de Nogaro s’adresse aux 5 cantons de Nogaro, d’Aignan, de Cazaubon, de Riscle et de Plaisance (3 000 personnes susceptibles d’être examinées).

Un partenariat avec l’hôpital permet à celui-ci d’offrir un bureau de consultation, une salle d’examens et une salle d’attente équipés au CES. C’est la CPAM qui fournit le médecin et l’infirmière.


Projets – La CPAM espère constituer un maillage de CES dans le Gers, en s’appuyant sur les hôpitaux locaux, qui font déjà, comme celui de Nogaro, de la prévention (ergonomie de prévention des chutes pour les personnes âgées, diététique pour les obèses etc.). Par ailleurs, les prochaines cibles de la CPAM pourraient être les diabétiques qui ont du mal à se prendre en charge et les jeunes qui prennent des anxiolytiques.


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Corine Brouca, diététicienne à l’hôpital de Nogaro (à droite) avec une collègue de Lectoure


Le 28 février 2008, je reçois le message-commentaire suivant : Chargé de Com' CPAM 32 (http://www.ameli.fr/assures/index_gers.php) a écrit::
Bonjour,

n'ayant pas trouvé votre email je me permets de vous contacter directement dans les commentaires de cet article.
2 précisions / rectifications sont nécessaires, que je vous demanderai de bien vouloir apporter dans l'article dans les meilleurs délais :
- l'orthographe du nom de notre médecin tout d'abord : Mr Nakpane et non Saknakpane...
- ensuite, et contrairement à ce qui est mentionné au début de l'article, de nombreux gersois ont bénéficié d'un bilan de santé avant l'ouverture de notre CES. Ils étaient pour cela redirigés vers d'autres centres d'examens de santé comme celui d'Agen par exemple.

cordialement
Réponse de RH : Merci pour ce commentaire qui nous apprend qu’il y a déjà eu des bilans de santé gratuits pour des assurés sociaux – je suppose – non-prioritaires,

1. Je rectifie très volontiers le nom du docteur Nakpane (c’est déjà fait) et je lui demande de bien vouloir m’excuser,

2. S’agissant des bilans de santé : je prends bonne note de ce complément d’information, mais celui-ci n’indique pas que « tout assuré social bénéficie actuellement d’un bilan de santé gratuit ».
Je n’ai fait que reproduire ce qu’a dit M. Castelletta : d’abord il n’a pas parlé d’un état de choses avant l’ouverture de votre CES, mais du fait qu’il était impossible actuellement d’appliquer l’article du Code de la Santé cité ("Selon l’article L.321-3 du code de la Sécurité sociale, les assurés sociaux et leurs ayants droits peuvent bénéficier, tous les 5 ans, d’un bilan de santé gratuit. Or, cet article n’est pas encore appliqué").
Peut-être a-t-il voulu dire que son application n’était pas encore généralisée ?
D’autre part, le deuxième document cité (l'arrêté du 20 juillet 1992) indique bien que les personnes fragiles sont prioritaires.


Que pensez-vous de cette initiative et de cette discussion) ? La prévention sans limite peut-elle aller contre la liberté ? Est-ce normal de décentraliser les Centres d’examen de santé pour éviter un déplacement aux personnes examinées ? Les formulaires ci-dessous attendent vos avis et vos remarques :
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15:35 Ecrit par aanogarolienne dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nogaro, santé

28.01.2008

Boxe française à la Cité scolaire



15 Nogaroliens dans la compétition de l’UNSS le 30 janvier à Toulouse


Duel de filles

Duel de filles


15 élèves ont été sélectionnés pour participer à la compétition qui a lieu le mercredi 30 janvier au Creps de Toulouse. Il s’agit d’une compétition académique de l’Union nationale sportive scolaire (UNSS). Ils sont engagés par équipes de 4 boxeurs plus un jeune officiel. Certains y participent pour la 3ème fois. Auparavant, ils ont reçu une formation de « juges-arbitres jeunes officiels » le 12 décembre à Toulouse. En effet, cette formation est simultanée avec la formation « boxe ».

Le collège, le lycée général et le lycée professionnel fournissent à eux trois les 25 élèves licenciés de boxe française de la Cité scolaire. Leur professeur, Cécilia Caudal, enseigne cette discipline à Nogaro depuis 4 ans.


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Mercredi 25 janvier, 19 élèves des lycées Bossuet de Condom et d’Artagnan de Nogaro se sont rencontrés en compétition de boxe française en assaut (touches de pieds et poings), sous la direction de leurs professeurs d’éducation physique et sportive (Mme Caudal pour Nogaro et M. Bouysset pour Condom).


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Un sport trop rarement enseigné et pratiqué - La boxe française, pour ceux qui l’ignoreraient, est un magnifique sport de combat, qui n’a rien à envier, pour l’efficacité et la beauté des évolutions, à d’autres sports de combat comme le karaté ou la boxe thaï. « La boxe française est plus codifiée », dit Cécilia Caudal.

 

Son but est de tenir l’adversaire à distance en lui portant des coups de pied. On ne porte pas de coups, mais des touches. Le cou, le dos et le triangle génital sont interdits. Les protections sont obligatoires : casque, coquille et protège-dents. Il est interdit de tenir, tirer et pousser l’adversaire.


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Les coups de pied sont portés avec le plat du pied ou le coup-de-pied. Les coups de pied sont bas, fouettés, chassés, de revers ou tournants. Les coups de poing sont le direct, le crochet et l’uppercut.


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Une salle de boxe française dans le gymnase ? Le gymnase de la Cité scolaire doit être réhabilité. Mme Caudal espère y trouver place pour ses cours. Actuellement elle utilise la salle de judo, dont le tatami exclut les chaussures, qui font pourtant partie de l’équipement de boxe française. Les succès en compétition rendront peut-être cet investissement indispensable !

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L’ensemble des élèves de Cécilia Caudal


La boxe française, appelée aussi « savate », viendrait du savoir-faire des truands d'autrefois (Vidocq en parle dans ses mémoires). Pensez-vous que l’on puisse faire quelque chose pour encourager sa pratique dans la région? Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :


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25.01.2008

« Amende honorable » (1)

Julien Capron jette un pavé de 666 pages aux lycéens pour le prix Jeune mousquetaire du 1er roman

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La libraire Marie Pérez a beaucoup apprécié ce roman

Ce livre foisonne de personnages décrits avec force et vérité. Certes, c’est un gros roman, mais il se lit avec passion. Pour cela, il faut traverser les premières pages, dont le style se rapproche parfois d’une poésie hermétique. Heureusement, ça ne dure pas !


L’action a lieu dans cinquante ans, après des bouleversements politiques et une guerre civile. La coalition au pouvoir, non contente d’avoir rétabli la peine de mort, institue « l’amende honorable ». Le condamné doit « mériter sa mort » pendant des années de probation. Il n’a que le droit d’être « buté pour bonne conduite ! » La prison a pour mission de lui rendre la vie impossible. Pour être enfin exécuté, il doit manifester une contrition totale qui aboutit à une véritable dépersonnalisation.


Des pages fortes - Nous assistons à l’interrogatoire d’un assassin puis à une enquête de police. En ce temps-là, l’ADN de toute la population est en fiches, mais un groupe de terroristes sabote le système et commet des attentats sanglants. Puis, c’est la préparation du journal télévisé, haletante à souhait. Avec d’excellents développements sur le métier de journaliste. L’action politique culmine avec un débat télévisé entre trois candidats à la présidence de la République.

Le candidat de droite, qui a un vocabulaire analogue à celui de Nicolas Sarkozy (« je ne vous décevrai pas ») sort vainqueur des élections pour être immédiatement assassiné. On croit comprendre que sa politique menait à une impasse…


L’auteur s’engage : il combat le principe de faire coller le droit aux émotions que ressentent les gens face à un drame, au lieu d’établir les responsabilités qui y ont mené. Il s’indigne que le droit puisse s’aligner sur ce cliché que « face à un crime horrible, la mort ne suffit pas ».

En résumé, un récit puissant, des personnages attachants, un style varié parfois recherché. Un bon concurrent pour le prix des lycéens.

(1) de Julien Capron, chez Flammarion.


En savoir plus :

Voilà un livre qui porte à la controverse ! Si vous êtes intéressé, ne vous laissez pas rebuter par le début. Certes, en plus de phrases un peu galimatias (par exemple : « L’abominable calvaire des quatre filles exige pour réplique le mystérieux langage qui ordonne la grammaire du monde même » p. 15), on trouve deux fautes de frappe ( ?) : « …linges qu’on sert (sic) contre le corps » p.11, « opresser » (sic) p.206. Il y a aussi, plus dignes d’être notées, deux constructions fautives : « …la Ligue avait muselé en échec (sic) tous les systèmes informatiques des combattants » et « …son acharnement à ne pas vivre dans une cité dont il se serait accommodé de l’injustice (c’est moi qui souligne ce complément de nom intempestif).

Revenons aux qualités dont je n’ai pas pu parler dans Sud-Ouest, faute de place. Il y a une recherche plastique dans ce roman. Au moins sur trois plans.

D’abord le changement de taille de polices d’écriture pour figurer les hurlements de manifestants, par exemple, ceci en donne une idée, mais je n'ai pas toutes les tailles de polices nécessaires pour faire une reproduction exacte :

 

JUSTICE POUR LES VICTIMES



Ensuite, pendant 12 pages, l’action se poursuit avec 3 récits qui se succèdent à chaque changement de ligne Chaque ligne est imprimée avec une police et une taille différente. Il faut sauter 3 lignes pour suivre le fil, ce qui est censé donner le sentiment de simultanéité :

« Mesdames, messieurs du Corps Congrégatif, mesdames, mes-

Ce doit être les poumons qui font l’air, plutôt que l’air qui fait les poumons. En tout cas, cette saloperie

Je n’avais jamais expérimenté dans ma chair le frisson coupable du drame. Qu’y a-t-il »

(p. 433-446).

Et ainsi de suite sur douze pages. C’est intéressant, mais ça fait du bien quand ça s’arrête !


Enfin, il y a un effort pour reproduire les écrans des ordinateurs avec leur messagerie instantanée : ça met dans l’ambiance réelle.

Un dernier mot sur la forme : les chapitres sont ordonnés et titrés avec les « horaires de l’Ordre de Cluny, à l’époque des équinoxes, durant le temps pascal ». Pourquoi cela ? C’est pour moi une énigme. Faut-il y voir un rapprochement avec la mort du Christ le Vendredi Saint ?


Ce qui me rappelle ce passage d’une lettre posthume du sénateur Grabure (page 25) : « Vous qui vous réclamez de Dieu, (…) n’oubliez pas le Christ ! (…) Il est mort pour nos péchés. Rien ne peut égaler ce don, rien ne peut s’y ajouter. Et nous sommes impuissants désormais à croire que le mal peut être vaincu par la mort d’un coupable. Et cette impuissance est l’humanité. » Il y a manifestement une inspiration chrétienne dans cet ouvrage.

Autre passage remarquable : « Joyeuse Justice, aussi, que celle qui n’a à être juste qu’avec les innocents ! » p.119.

Et encore, cette idée, qui semble être le « message » final de l’auteur : «on peut extirper [le mal] d’un homme à force d’humanité et d’effort, on ne peut l’extirper d’un monde » p.23.

Si vous avez une opinion sur ce livre, ou sur ce compte rendu de lecture, faites-le savoir, les formulaires ci-dessous sont à votre disposition :
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15.01.2008

« Shell » polar d’un monde virtuel


Des crimes virtuels dans un monde réel et vice-versa, dans la sélection des lycéens


 

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« Shell », aux éditions Hachette littératures, est le premier roman de Benoît Virole (vidéo de l’auteur). Il est bien ancré dans l’actualité, puisqu’il y est question de terrorisme islamiste. Mais le monde virtuel rend possible des actes dans le monde réel et les combats de ce monde-ci se prolongent dans ce monde-là et inversement. C’est ça aussi l’actualité !


Un monde virtuel est créé par un programme informatique. Il héberge une communauté d'utilisateurs présents sous forme d'images appelées avatars et pouvant s'y déplacer et y interagir (source).


L’auteur explique : « lorsqu’on est dans un monde virtuel, la réalité de tous les jours vacille, on peut y perdre la raison ; mais on y fait des rencontres ; c’est aussi un lieu d’affrontement, qui peut être investi par des services de renseignement et par des terroristes pour y échanger des informations, voire y préparer des attentats ».


Les jeux massivement multi-joueurs – Le jeu du roman, New World Ecstasy, est un clone du plus connu des jeux massivement multi-joueurs, World of Warcraft (WOW). Celui-ci comptait 9,3 millions de joueurs dans le monde à la fin de 2007 !


Contrairement à la plupart des jeux vidéo, le "but du jeu" ne consiste pas à suivre un scénario balisé entre un début et une fin, mais à prendre part à la vie quotidienne d'un monde fantastique soumis à des règles physiques qui lui sont propres. Par l'intermédiaire de son avatar, le joueur participe à l'évolution de son univers aux côtés de milliers d'autres avatars, eux-mêmes contrôlés par des joueurs se connectant des quatre coins du monde (source). Plus ils ont de succès dans les combats, plus leurs forces et leurs possibilités augmentent. Des groupes naissent et unissent leurs forces etc. Le jeu ne finit jamais.


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La libraire Marie Pérez montrant le roman


L’addiction et ses effets – Dans le roman de Benoît Virole, qui est psychanalyste, certains joueurs ne peuvent plus se passer de la réalité virtuelle. Ils y trouvent une seconde vie. « Second Life » est d’ailleurs aussi le nom d’une sorte de jeu. Cette vie leur semble peu à peu plus réelle que la vie réelle et tout y est possible, en particulier tuer. Parce que ce n’est qu’un jeu. Mais certains personnages commencent à tuer dans la réalité virtuelle puis tuent dans la vraie vie.


Mais ce qui est passionnant, c’est qu’ils tuent dans la vraie vie pour obtenir quelque chose dans leur monde virtuel ! Tout cela dans l’univers des services de renseignements et du contre-terrorisme.


On devine l’intérêt d’un psychanalyste pour ce type de joueur, intoxiqué au point qu’il en arrive à préférer le virtuel au réel.


C’est un ouvrage passionnant qui peut aussi être une introduction à la notion de réalité virtuelle.

Personnellement, je n’ai pas encore eu la curiosité d’aller sur ce genre de site, même pas sur celui de Second Life ! Or Second Life, c’est du sérieux : les partis politiques, les grandes entreprises y « achètent » des terrains avec la monnaie « locale », le linden, , bâtissent des immeubles et des magasins. Et même, elles y recrutent du personnel !


 

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Capture d’écran de Second Life


Les individus s’y promènent et communiquent avec les avatars qu’ils rencontrent…Peut-on y rêver d’une deuxième vie, meilleure que l’autre ? Qu’n pensez-vous ? Ci-dessous, un formulaire pour vos commentaires ou votre expérience est à votre disposition :screen resolution stats
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13:09 Ecrit par aanogarolienne dans Culture, Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nogaro, Second Life

14.01.2008

Construction du Laboscope

C’est l’essence du pôle d’excellence rurale, l’outil industriel qui parachèvera le Mécanopole


 

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En haut, les nouveaux stands, à droite la pépinière Satellix
et à gauche, le Laboscope


Le Laboscope doit sortir de terre au 1er semestre 2008, dans le prolongement de la pépinière d’entreprises, vers Caupenne-d’Armagac.

Il y a 3 projets importants en 2008 : la modernisation des magasins de la rue Nationale, l'année d'Artagnan (préparée par le CLAN) et le Laboscope. Rappelons que ce projet de Laboscope a obtenu d’être distingué en qualité de pôle d’excellence rurale, au sein du Mécanopole. La construction devait commencer avant la fin de l’année, mais des formalités administratives en ont retardé la mise en route.


L’étude des liaisons au sol - De quoi s’agit-il ? Il s’agit, pour Nogaro, de doter le Mécanopole d’un laboratoire doté de ressources humaines, technologiques et scientifiques de haut niveau. Il est destiné à analyser les résultats des essais des prototypes de véhicules sur la piste du circuit Paul-Armagnac. Il sera centré l'étude des liaisons au sol (ELS) et les systèmes embarqués.


 

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Perspective depuis le sud-est


Il comprendra 4 modules : châssis et liaisons au sol, moteurs et énergies alternatives, comportement dynamique et télémétrie, géopositionnement dynamique (sécurité et surveillance à distance) des véhicules (source).


 

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Plan de masse



Les investisseurs privés entreront en scène - Une fois les travaux commencés, le bâtiment initial – il est prévu une extension – sera terminé au bout de 6 à 8 mois au minimum. Selon Henri Croizier, président du Mécaforum® et ex-pilote du Mécanopole, l’extension est destinée à des investisseurs privés : « La phase 1, c’est les fonds publics. Si la phase 2, c’était les professionnels, via le CTI, qui viennent à le construire, on aurait gagné. » (propos recueillis le 18.11.2007). Le CTI (Centre technique industriel) est un projet du Mécaforum® pour faire avancer scientifiquement et techniquement le nouveau syndicat de branche industrielle qu’il veut créer pour la profession « dynamique automobile ».


 

Façade est

Façade est


Le clou du Mécanopole - Avec le Laboscope, un nouveau bâtiment de grande qualité sera intégré au Mécanopole, après la pépinière Satellix et les nouveaux stands du circuit.


L’architecte, Patrick Arotcharen, dirige un cabinet sis à Bayonne, qui accumule les récompenses pour ses réalisations. Il explique comme suit ses préoccupations pour la construction du Laboscope : « Nous avons essayé de créer un outil de grande qualité environnementale et économisant les énergies » (propos recueillis le 20.07.2007). De fait, d’abord l’isolation se trouve à l’extérieur des murs, si bien que la chaleur ou le froid produits restent à l’intérieur. Ensuite, « les sheds » sont dirigés vers le sud et équipés de volets. Les sheds sont les dents de scie des toits traditionnels d’usines, habituellement ouverts vers le nord. Ici, dirigés vers le sud, volets ouverts, ils apporteront de la chaleur en hiver. En été, les volets seront fermés.


Pour s’insérer dans l’environnement du Mécanopole, les sheds, les volets, les murs même, rappelleront les ailerons des avions, les entrées d’air et la découpe des véhicules de compétition et des aéronefs.

Une belle réalisation qui fera des envieux !

Quelle est votre opinion sur ce projet ? Ça paraît sérieux, non ? Dites ce que vous en pensez sur le formulaire ci-dessous :


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12.01.2008

Développement et « Dynamique automobile » III

Interview d’Henri Croizier (3ème partie)

Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Après le 1er extrait et le 2ème extrait, voici le 3ème et dernier, qui expose le projet de création d’un Centre technique industriel (CTI) de la « dynamique automobile. » Henri Croizier le voit éclaté sur plusieurs sites, dont celui de Nogaro, et non concentré sur un seul, ce qui est très novateur et est dans la logique de l’aménagement harmonieux du territoire.


Roland Houdaille : qu’avons-nous oublié d’important ?

Henri Croizier : le CTI ! C’est ce qu’on présente à nos industriels et aux services de l’Etat. Car la compétence des pays voisins s’est faite aussi autour d’un rassemblement plus structuré que la seule volonté de travailler à 2 ou à 3.

Il faut être réaliste, dans ces pays, ils ont utilisé les fonds publics pour investir dans des équipements onéreux et être efficaces bien au-delà de leurs frontières.

Si nous voulons aller individuellement sur ce schéma-là, nous n’y arriverons jamais. Si un gros constructeur ou un gros équipementier décide de le faire, il n’a aucune chance d’aboutir, parce que les autres constructeurs ne vont pas amener leurs essais chez lui ! Idem pour les équipementiers : ils travaillent pour plusieurs constructeurs, mais ils sont aussi concurrents.


Henri Croizier au milieu de la tribune

Au centre, Henri Croizier pendant l’assemblée générale du Mécaforum®


Or, il existe en France depuis 1948, un texte qui encadre les centres techniques industriels de branches, les CTI. Ces CTI ont comme objectif d’acquérir les compétences humaines et matérielles pour faire progresser leur profession. Ils se dotent donc de moyens de financement venant de celle-ci. Mais c’est aussi le moyen d’aller plus loin dans l’utilisation des fonds publics pour créer ce genre d’outil à l’échelle nationale.


Il n’existe pas de CTI de la dynamique automobile. Notre objectif, c’est d’y arriver. Vous prenez l’organisation du CETIM (Centre technique des industries mécaniques) et vous imaginez la même chose pour la dynamique automobile.


En somme, le Mécaforum® peut être un outil français extrêmement intéressant pour renverser la courbe de l’évasion de notre savoir-faire, ça, c’est une chose qui me passionne. Mais ce à quoi je crois davantage, c’est le CTI sur la dynamique automobile. Si l’on arrive à faire ce CTI avec l’aménagement du territoire qu’on a prévu, c'est-à-dire un morceau du CTI à Nogaro, un autre à Magny-Cours, un autre au sud…


 

Claude Bourdil intervient

Claude Bourdil, président du SYMA intervient pendant l’AG du Mécaforum®


RH : ah ! Bon tout ne serait pas réuni en un seul point ?

HC : non ! C’est la grande nouveauté et ça m’appartient ! Le système français est ainsi fait qu’on imagine toujours que la structure doit être à un seul endroit et que ça coûte moins cher. C’est notre culture : on ferme plutôt des établissements qu’on en ouvre et on s’aperçoit quelque temps après que l’efficacité de l’aménagement du territoire en a pris un grand coup.


Il m’a été suggéré de faire comme tous les CTI, c'est-à-dire de s’installer dans la grande banlieue parisienne et il y a 1000 raisons positives pour ça…Mais je m’oppose à ça !

Je suis intimement convaincu que, si on fait ça, on est en dehors de la logique d’avoir fédéré des circuits automobiles dans toute la France.


Le climat d’un site, c’est celui d’un seul site. Notre avantage c’est d’avoir des circuits de montagne, des circuits de neige, des circuits de glace, d’avoir des circuits au soleil. Ces climats, c’est bien ça la France.


Mais qu’ il y ait des entités pilotes, c’est normal. Mais qu’on ait un éclatement des savoir-faire dans tout le territoire, c’est ça qui me passionne, car c’est ça qui va différencier notre offre de celle de nos voisins.


Le CTI, ce n’est pas une administration, mais un laboratoire qui doit pouvoir offrir les services attendus par les professionnels. Il offre, bien évidemment, ceux des membres du CTI, mais il se dote lui-même de compétences. La compétence centrale doit être extrêmement bien pensée, pour être suffisamment pertinente et aider à des investissements.


 

Elèves mécaniciens de compétition à l’AG du Mécaforum

Les élèves mécaniciens de compétition du lycée pro d’Artagnan pendant l’AG du Mécaforum®


Moi, par exemple, je souhaiterais que, pour la partie étude de liaisons au sol, le CTI nous permette de continuer à développer le Laboscope du Mécanopole de Nogaro. Vous avez vu que dans le projet de l’architecte, il y a la phase 1 et la phase 2. La phase 1, c’est les fonds publics. Si la phase 2, c’était les professionnels, via le CTI, qui le construisent, on aurait gagné.


Mais il faut être très rigoureux, car nous sommes très centralistes. On pourrait se retrouver demain avec 130 membres répartis sur tout le territoire et un CTI monolithique !

RH : gare aux ambitions personnelles ! Tant que vous êtes là, le Mécaforum® marche bien !

HC : c’est peut-être le fait que je ne sois moi-même ni gestionnaire, ni propriétaire d’aucun des circuits et laboratoires et que j’appartienne à un « Etablissement public administratif d’Etat » [le réseau des Chambres de commerce] qui me permet d’avoir cette neutralité. Et ce que j’apprécie, c’est que lorsqu’il y a des arbitrages à faire, on les laisse à la personne qui anime aujourd’hui le Mécaforum® et qui n’a donc pas d’intérêt personnel dans un circuit, plutôt que de dire : c’est le gros qui bouffe le petit !

Si demain, ça passe sous la coupe d’un gros ou d’un petit, les intérêts individuels vont revenir.

RH : Monsieur Croizier, je vous remercie pour cet interview.

 

 

Avez-vous des questions à poser, des remarques à formuler ou encore des informations à apporter ? J’aimerais beaucoup les connaître : le formulaire ci-dessous est à votre disposition !

P. S. - Aujourd’hui, j’ai ajouté une 3ème partie au trombinoscope !



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09.01.2008

Développement et « Dynamique automobile » II

Texte intégral de l'Interview d’Henri Croizier

(2ème partie)


Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Après le 1er extrait, voici le 2ème qui expose le problème de la concurrence entre les circuits. La solution apportée par le Mécaforum® fera l’objet d’un autre billet.

 

Complémentarité ou concurrence entre les circuits


 

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M. Bouilhaguet, président de la Commission nationale d’examen des circuits de vitesse


Roland Houdaille : comment s’organise la complémentarité entre les membres du consortium ? J’ai entendu à l’AG, à part le Mécanopole, au moins 2 autres dirigeants de circuits parler de liaisons au sol. Notamment Issoire et Mérignac et je crois qu’il y en a encore un autre. Comment éviter une concurrence mortelle et, en plus, une « entente » au sens d’infraction économique ?

Henri Croizier : aujourd’hui, le constat est le suivant. Nous avons créé le Mécanopole en 2004. Parallèlement, on a regardé ce qui se passait sur le territoire national pour savoir si on allait rentrer frontalement dans de la concurrence avec d’autres circuits automobiles et/ou d’autres pôles autour de circuits automobiles ou, si, effectivement, la niche sur laquelle nous nous sommes mis était bien notre niche dédiée au circuit de Nogaro. A ce moment-là, ce que j’ai constaté, c’est que les autres ne nous avaient pas attendus !


Si on prend le cas de Magny-Cours, qui a été présenté à l’AG, Magny-Cours a démarré, il y a une vingtaine d’années. Donc Magny-Cours a une vingtaine d’années au niveau du circuit, une bonne quinzaine d’années au niveau de son centre et de son technopole et à présent, ils font ce qu’ils nous ont présenté sous le nom de Magny-Cours2.


En ce qui concerne le circuit de Bordeaux, il y a très longtemps que le circuit existe, il a vécu des hauts et des bas, mais il y a un pôle d’une trentaine d’ha autour du circuit, dont la finalité a toujours été une finalité de développement économique, une activité liée à la sécurité routière, notamment.


Ensuite, il y a Issoire, le circuit du CEERTA, autre circuit qui a été présenté à notre AG. Ce circuit a été créé par des ingénieurs de chez Michelin il y a de nombreuses années. Donc Issoire est né il y a là aussi plus de 15 ans. Il a été repris au fil du temps parce que c’est la vie de toutes les sociétés privées. Mais, quand il a été construit, c’était avec l’idée d’en faire un outil complémentaire à Michelin. Ça, c’est une réalité. Et il a été construit pour être complémentaire à Michelin et complémentaire à un circuit qui s’appelle le circuit de Charade, qui est le dernier circuit de montagne en France.


Tout ça, ce sont des outils qui sont plus anciens que le Mécanopole de Nogaro. Ensuite, vous avez le pôle industriel d’Alès, qui n’a pas été présenté à notre AG, mais qui est à prendre en compte, puisqu’au niveau national, c’était le 3ème pôle : il y a Le Mans, Magny-Cours et Alès. Alès est en plein développement, s’est positionné sur un créneau qui correspond à son type. Il est sur la partie rallye compétition, mais plutôt rallye et moto.


Et il y a le Technoparc du Mans. C’est un outil qui s’est développé avec l’histoire du circuit du Mans. Parallèlement a été annoncé, il y a un peu plus de 2 ans, la création de l’Institut supérieur du commerce de l'automobile et l'Ecole supérieure de commerce des réseaux de l'automobile du Mans. Ce sera probablement le plus grand établissement français dédié aux métiers autour de l’automobile.


 

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Les élèves mécaniciens de compétition du lycée d’Artagnan de Nogaro à l’AG du Mécaforum®


Tout ça, ce sont des dossiers anciens. Et puis il y a les dossiers nouveaux. Vous avez vu la présentation de Cergy-Pontoise , qui laisse, je pense, augurer, sur les hectares qu’ils ont là-bas et avec la proximité de Paris, un développement important.

Il y a le Mécapole du Loiret, qui n’a pas été présenté, car la personne n’a pas pu être présente. C’est un pôle industriel et de loisir autour de l’automobile dans le sud de la Région parisienne. Allez sur leur site Internet (Mécapole), vous verrez. C’est porté par le Conseil général du Loiret et c’est un investissement important. Ça, c’est un nouveau dossier.


En plus, dans les nouveaux dossiers qui apparaissent sur le territoire français, il y a le côté Bretagne-Normandie. Aujourd’hui, on ne sait pas encore où ça va être très exactement. Mais là-bas, il y a des pôles. Autour de Rennes, par exemple, avec la présence de Citroën est un pôle très fort. Il y a une effectivement volonté, pour un des pôles de compétitivité industrielle, de développer des essais également là. Et de l’autre côté, il y tout Peugeot, toute la partie liée à l’industrie de production automobile. Ils ne sont pas inactifs. D’ailleurs, on a eu pour la 1ère fois à notre AG le patron d’un nouveau circuit qui vient d’ouvrir là-bas dans les Vosges.

Si on descend au sud-est de la France, la réadaptation du centre d’essais Michelin à Fontange, avec les investissements qui ont été faits dans l’année 2007, laisse augurer sur cette partie du territoire une activité importante.



RH : et puis il y a le Castellet ?

HC : voilà ! Alors, à notre AG nous avions le secrétaire général du circuit du Castellet. Ce circuit devient peu à peu un pôle d’aménagement du territoire. Il y a d’ailleurs aujourd’hui un autre projet autour du Castellet, auquel on est en train de réfléchir. Ce serait un 2ème circuit automobile. Ce n’est pas le propriétaire du Castellet qui le porte, ce projet, c’est encore une autre structure.


Là-dedans, soit on laissait partir tout ça tout azimut, auquel cas, à partir du moment où elle a les moyens de mener à bien son projet, chaque entité n’a pas à demander quoi que ce soit au niveau des circuits de décision. Elle est maîtresse chez elle. Avec un gros risque : l’affrontement pur et dur des concurrences qui n’ont aucun sens.


Et, quelque part, ça a été aussi un peu la risée de nos voisins, qui disaient : « à force de créer des structures comme ça, qui vont se faire elles-mêmes concurrence, de toute façon ça va nous laisser un peu le champ libre. Le temps qu’ils vont se faire un petit peu la guérilla entre eux, nous, on amènera un service de qualité, un service de prestations relativement sérieux dans cette affaire-là. »


Soit c’était quelque chose que nous ne voulions absolument pas et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons décidé ensemble d’aller vers un syndicat professionnel de branche. Créer un syndicat professionnel de branche, c’est compliqué, parce que chacun doit faire bouillir sa marmite et développer son activité, mais, en même temps il faut fixer des règles. Et les règles sont de multiple nature. C’est les règles d’exploitation, c’est les règles liées au personnel, c’est les conventions collectives, c’est les échelles de rémunération de l’ensemble du fonctionnement d’un service. Parce qu’on tourne, pour certains circuits 24 h/24 et 7 jours/7. Tout ça c’est assez différent d’un circuit qui va tourner 3 jours ou 4 jours/semaine de 9 h à 17 h.

Et puis amener une politique de service. Parce que si on a perdu des essais industriels depuis 15 ans, c’est aussi parce que nos services sont progressivement devenus seulement de la location de circuits. En disant : « Ben voilà, vous arrivez le matin à 9 h vous faites le chèque de tant, vous avez droit à votre journée, vous repartez le soir et on vérifie que vous n’avez rien cassé. » Donc, une fois que vous avez transformé un métier de prestataire de services en un métier de loueur d’installations, vos compétences techniques, eh ! Bien elles sont parties ! Voilà !

Et là, honnêtement, chacun a voulu redonner de la valeur ajoutée à son établissement ou à son environnement. Donc, ça, c’est un raisonnement qui a été assez fédérateur.

C’est sûr qu’on a également regardé comment chacun faisait sa politique tarifaire. Là, je peux vous assurer qu’il n’y a aucune entente entre les circuits, parce que la politique tarifaire est extrêmement liée à 2 choses : le montant des investissements de vos installations et la masse salariale de votre personnel pour faire fonctionner vos installations. Une fois que vous avez les deux montants, vous savez combien vous devez vendre votre journée. Voilà ! Alors faire une comparaison entre le circuit du Mans, le Castellet, Magny-Cours, Nogaro le circuit du Laquais, le CERAM, Michelin, autant dire que l’on est dans un environnement extrêmement différent avec, derrière, des calculs de prix de revient qui sont liés à nos organisations.


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Henri Croizier (3ème de dr. à g.) à la tribune pendant l’AG du Mécaforum®

 

 


RH : c’est moins cher à Nogaro, à cause de l’actionnariat public, je suppose ?

HC : moins cher à Nogaro ? En ce qui concerne la prestation de services, ce n’est pas évident aujourd’hui, parce qu’on a changé notre grille tarifaire avec les nouvelles installations et il faut prendre en compte dans nos nouveaux prix de Nogaro la masse des investissements qui ont été faits. Donc, on n’a pas fait évoluer la masse salariale, mais quand le Conseil Général (CG) a investi 14 millions d’euros, grosso modo, dans le circuit de Nogaro, il n’y a pas de pétard, ça se retrouve dans le prix de la prestation qu’on fait ! C’est d’ailleurs pour ça que, aujourd’hui, le prix de la journée qui était à 2 250 € est passé à 4 000 €. Ça c’est une réalité. C’est vrai que Nogaro est toujours moins cher que le Castellet, Magny-Cours ou Le Mans dans un certain nombre de prestations, parce que notre masse salariale est plus faible que la leur ou que l’investissement n’est pas à leur hauteur, mais en même temps, on est devenu plus cher que Pau, Albi ou autres. Mais les gens trouvent chez nous plus de prestations.


RH : on a calculé l’amortissement sur combien d’années à Nogaro ?

HC : tout dépend si vous êtes un circuit ou un centre d’essais public ou privé. Les règles de calcul sont extrêmement différentes. Aujourd’hui on considère qu’un circuit, il faut le resurfacer à peu près tous les 5 ans. Si vous ne faites que de la course, vous pouvez tenir un peu plus longtemps. Si vous faites des essais jour et nuit, eh ! Bien voilà, il faudra le refaire plus souvent.

Ensuite il y a d’autres éléments qui rentrent dans le calcul du prix, c’est tout ce qui touche la sécurité. Alors effectivement, le béton, on voit bien qu’on va l’amortir comme n’importe quel bâtiment, mais la partie « sécurité » c’est très, très lié à la réglementation que nous imposent les Fédérations. Si on nous dit que, pour l’année prochaine, il faut ajouter tel grillage à tel endroit ou tel mur à tel autre et ainsi de suite, tout ça rentre dans un calcul de prix journalier.

Aujourd’hui, il y a une connaissance de tous les tarifs pratiqués sur tout le territoire. On a constaté que les prix sont très en phase avec ce que les clients trouvent. Donc on n’a pas de distorsions qui amèneraient des incompréhensions.

Ils sont en phase avec les services rendus. C’est à dire que les prix que vous payez pour aller au Castellet ou pour venir chez nous à Nogaro, pour aller au Mans, pour aller Albi ou à Lohéac, les tarifs des prestations sont cohérents. Ça, ça évite les phénomènes de concurrence.

 

Le prochain extrait exposera comment le Mécaforum® met en œuvre la complémentarité entre circuits.

Que pensez-vous de la manière dont les prix sont fixés pour les utilisateurs du circuit de Nogaro ? Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :
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Talent et fougue en concert à Nogaro


L’Orchestre national du Capitole de Toulouse très applaudi à son concert du Nouvel An
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Jean-François Verdier salue le public


 

La salle d’animation était archipleine. Les musiciens étaient une cinquantaine cette année, contre vingt en 2007. Sous la direction de Jean-François Verdier, l’orchestre joue d’abord l’Ouverture de l’Italienne à Alger de Rossini, morceau joyeux et entraînant.

Stéphane Labeyrie – Deux pièces pour orchestre et tuba suivent : Thème et variations sur un style ancien de Thomas Stevens et Danse roumaine n°2 pour tuba de Dumitru. Stéphane Labeyrie, le tuba solo, déchaîne l’enthousiasme du public par sa virtuosité. Il est actuellement tuba solo à l’Orchestre de Paris après avoir gagné de nombreux prix et concours nationaux et internationaux depuis l’âge de 15 ans. « D’aucuns disent, à raison, qu’il est le meilleur tubiste du monde et maîtrise son tuba à la manière d’un chanteur lyrique domptant ses cordes vocales : le lyrisme absolu » (source : ici).


s-labeyrie-1-060108.jpgStéphane Labeyrie en pleine action

 

 

 

Le concert devait s’achever par la Symphonie n°4 en la majeur « Italienne » de Mendelssohn, très applaudie, même entre chaque mouvement !

Jean-François Verdier, vu la durée et le volume sonore des applaudissements, propose pour finir « un bonbon en chocolat » : l’Ouverture des Noces de Figaro.

Ce chef d’orchestre est également un clarinettiste de talent et a remporté plusieurs concours internationaux. Il fera ses débuts cette année à l’Opéra Bastille. Il est déjà « chef en résidence » à l’Orchestre national de Lyon et chef d’orchestre invité par l’Opéra national de Paris.

« Depuis la saison 2003/2004, il est aussi directeur musical de l'Ensemble Pythagore de Toulouse. Cet ensemble qui regroupe des musiciens toulousains de l'Orchestre National du Capitole et du CNR (Conservatoire national de région), se consacre à la diffusion de la musique actuelle à Toulouse et dans la région, et se produit régulièrement à l'étranger (Villa Médicis à Rome, Académie Sibelius à Helsinki, concerts au Portugal, en Espagne, au Japon...) » Via concerts.fr

Un piano ! - L’Orchestre national du Capitole de Toulouse a donné là un concert digne de lui et le public, enchanté, ne s’y est pas trompé. Faisons un vœu, puisque c’est le début de l’année : que Nogaro achète un piano pour que les orchestres en visite puissent jouer autre chose que les pièces sans piano.

Si vous avez des choses à dire sur ce concert, n’hésitez pas à utiliser le formulaire qui vous tend les bras ci-dessous !




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09:28 Ecrit par aanogarolienne dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CLAN, Nogaro, orchestre

08.01.2008

Développement et « dynamique automobile » I

 

Interview d’Henri Croizier (1ère partie)


Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Voici donc un premier extrait :


La double structure juridique du Mécaforum® et la création d’un syndicat de branche « Dynamique automobile »
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La tribune de l’assemblée générale : au centre Henri Croizier (avec le micro)

 


Roland Houdaille : Il existe un consortium, mais aussi une association loi 1901 pour le Mécaforum®. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Henri Croizier : Le Mécaforum® existe aujourd’hui sur 2 fondements juridiques. Le 1er c’est le fondement d’un consortium, encadré par une charte. C’est comme ça qu’est né le Mécaforum®, avec le groupement de tous ceux qui souhaitent prendre les engagements mis dans la charte. Ensuite, vous avez l’association loi 1901, qui est l’outil juridique qui encadre les activités du consortium comme n’importe quelle association loi 1901. Pourquoi avoir fait un consortium et une association loi 1901 ? C’est tout simplement que certains établissements ne peuvent pas rentrer dans des associations. Donc on est obligé de garder la notion de consortium. Ce sont certains établissements administratifs, dont l’établissement militaire [Établissement technique d’Angers]. C’était le moyen de travailler avec nos amis de la Défense nationale et certains autres services sans avoir la contrainte de les voir saisis dans une structure inadaptée.


L’association a été créée en 2006, un an après le consortium. L’association reprend dans son objet bien évidemment la totalité du consortium, ce qui donne une assise juridique à la structure et surtout, permet d’avoir des lignes budgétaires. Parce que le consortium, lui, vivait uniquement de bonnes relations, comme n’importe quel consortium à but non-lucratif. Alors que là, l’association qui encadre le Mécaforum® peut déjà recevoir la cotisation de ses membres et puis, elle peut, en fonction des sujets, obtenir des subventions des collectivités ou des services de l’État et puis elle peut, bien évidemment, offrir des prestations si on le souhaite.


RH : Vous avez dit à l’assemblée générale (AG), qu’il faudrait faire évoluer la structure juridique, si le nombre de membres augmentait !

HC : évoluer, oui, c’est un souhait qui n’est pas basé sur le montage juridique, c’est un souhait de reconnaissance d’une nouvelle profession. Parce que une association loi 1901 traditionnelle, c’est un regroupement de personnes qui ont comme objectif de respecter l’objet même de l’association, mais un syndicat professionnel a [pour but ] par définition de regrouper au niveau national voire européen des activités extrêmement précises. Les activités d’un syndicat professionnel, c’est d’abord de défendre la profession, c’est de la structurer et c’est également d’apporter les moyens nécessaires au développement de la profession et non plus au développement de ses membres. C’est là où il y a une grosse différence, dans le cas d’une association loi 1901, on parle de membres, dans le cas d’un syndicat professionnel, on parle d’une profession.


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Henri Croizier pendant l’assemblée générale

 


RH : Concrètement qu’est-ce qui devrait changer ?

HC : alors, la veille de l’AG, nous avions une réunion du Conseil d’administration et à l’unanimité du CA, il a été décidé d’engager une démarche avec les services de l’État pour créer ce nouveau syndicat professionnel. Donc les rencontres avec nos différents ministères sont programmées et on va expliquer pourquoi on veut aujourd’hui identifier un secteur d’activité économique au niveau national.


RH : Encore un nouveau dossier à présenter, alors, après le succès de celui de la candidature de la SEMPA à la gestion du Mécanopole ?

HC : oui, c’est la continuité de notre action. Je crois que depuis le début notre détermination est de dire : « on ne peut pas rester inactif dans ce domaine d’activité ». Donc, d’abord on a partagé un objectif puis on s’est structuré avec une association loi 1901. Quand on passe de 5 membres d’un consortium à 130, ça prouve qu’effectivement il y avait une attente. Et quand, dans les membres, on trouve aussi bien des établissements publics que privés, des multinationales ou de très petites entreprises, il y a là matière à dire : effectivement tout n’est pas réglé dans notre métier.


RH : cela devient une espèce de lobby qui s’interdit d’avoir des membres d’autres pays ?

HC : non. Alors nous n’avons pas tranché pour savoir si nous serions un syndicat professionnel de branche à l’échelle française ou un syndicat professionnel à l’échelle plus large que le territoire national. Pourquoi ? Parce que tout simplement le métier qu’aujourd’hui on exerce en France est fait avec des entreprises françaises pour un certain nombre et pour d’autres avec des laboratoires ou des centres d’essais dont les capitaux sont souvent détenus, maintenant, par des entreprises étrangères.


RH : comme le CERAM (Centre d’Essais et de Recherche Automobile de Mortefontaine) ?

HC : par exemple le CERAM avec les capitaux de Pininfarina, donc des capitaux italiens. Donc c’est une interrogation que l’on a. Par contre, ce que l’ensemble des membres a décidé, c’est que notre mission commune était de défendre notre profession sur le territoire national. On n’a pas d’états d’âmes à savoir si des capitaux viennent s’investir en France pour développer nos activités en France. Notre objectif, c’est de développer l’emploi, de faire de l’aménagement du territoire sur la France. Et c’est vraiment cela [qui nous guide].


RH : D’accord. Il n’est pas question de faire un syndicat européen ?

HC : Pour le moment on n’en est pas là. Ce qui est certain c’est qu’on est déjà en relation avec un syndicat allemand qui existe sur la même thématique que nous. C’est un syndicat qui regroupe aujourd’hui les centres d’essais industriels allemands.

Je crois qu’il faut prendre les étapes les unes après les autres. Si les Allemands ont créé un syndicat professionnel pour défendre leurs centres d’essais industriel, c’est probablement qu’il y a quelques années (ce n’est pas si vieux que ça), ils en ont vu la nécessité comme nous le voyons aujourd’hui sur le territoire national. Essayer d’imaginer de partenariats avec nos voisins européens, c’est quelque chose qui, de toute façon, aujourd’hui se fait. On a des relations avec d’autres centres d’essais industriels en Europe, mais je crois que pour nous la priorité c’est de structurer le territoire national. On a 15 ans…


RH : de retard ?

HC : de retard, non, mais pendant 15 ans on ne s’est pas rendu compte de ce qui se passait autour de nous dans ce métier-là. On est en train d’ouvrir les yeux, voilà. On prend conscience que dans ces métiers, il s’est passé d’autres choses, avec probablement d’autres formes d’organisation, d’autres formes de partenariat. En France, on est très individualiste, donc, par définition, pendant ces 15 ans, chacun a essayé de faire bouillir sa marmite en pensant le faire au mieux.


Et en même temps, les essais industriels, la dynamique automobile, les laboratoires qu’il y avait dans ce domaine-là, c’est une niche de l’activité [des industriels]. Si l’on prend le cas de Michelin, les essais industriels pour le compte d’autres partenaires, dès que ça ne touche pas le pneu, c’est loin d’être le cœur du métier chez eux. Voilà, c’est un exemple très concret. Quant au CERAM, c’est vrai que c’était une branche de Matra Automobiles. Tant que Matra Automobiles donnait du boulot au CERAM, le CERAM avançait sur ce domaine-là. Après les choses ont évolué. Les sociétés s’achètent, se vendent, de nouveaux actionnaires apparaissent. Et surtout, on a vu arriver sur le territoire national des prestations de services extrêmement sérieuses, compétentes, à des prix défiant toute concurrence.


RH : vous pensez à qui ?

HC : aujourd’hui sur le territoire, on voit arriver Pininfarina, autrement que par le CERAM, on voit arriver Idiada, en Espagne, qui a une politique sur notre territoire national. Le Mira Circuit Record en Angleterre et, du côté des Allemands, quelques labos extrêmement compétents.


RH : Plus BMW ?

HC : non, BMW a son centre d’essais en France, mais il ne vend pas de prestations.

 

 


Si ces questions vous intéressent, ne manquez pas la suite au prochain billet ! Si vous avez des questions à poser, des opinions à exprimer, des compléments à ajouter, ce formulaire de commentaire est à votre disposition:
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07.01.2008

Un bijou de petit livre !

« L’enchanteur et illustrissime gâteau café-café d’Irina Sasson » est un des 6 ouvrages de la sélection des lycéens

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Le livre entre les mains de Marie Pérez, librairie « de page en page » à Nogaro


A peine plus de 140 pages, un style aérien pour raconter avec virtuosité et retenue toute une vie de femme. Voilà ce que propose ce petit livre de Joëlle Tiano chez Intervista. C’est l’un des 6 romans sélectionnés parmi lesquels le jury de l’association « Un livre dans la poche » choisira le gagnant du prix « Jeune mousquetaire du 1er roman » 2008, en mai.


A presque 101 ans, Irina essaie de rester consciente du monde extérieur et de conserver la mémoire. Pour cela « chaque jour, quand elle avait fini de se répéter une phrase, jamais la même, dans les 7 langues que sa vie l’avait amenée à parler, (…) elle passait au gâteau café-café ». Elle se raccroche à la recette de son gâteau, inlassablement recherchée et répétée. Et à chaque répétition, elle retrouve un élément nouveau et la mémoire de sa vie. Et c‘est une vie pas comme les autres qui est pourtant aussi comme les autres.


Sa petite fille est venue de très loin pour la voir et leurs mémoires semblent se confondre. La symbiose est totale entre la petite-fille qui se souvient de la vie de sa grand-mère et la grand-mère qui la revit. C’est une belle histoire de femmes, que les hommes devraient lire. La petite-fille, Susan, a quelque chose à confier à Irina, elle est venue pour cela. Et les deux femmes vont se retrouver.


L’écriture est délicate, mais nette et sans mièvrerie. Bref, un petit bijou !

Si vous avez lu ce livre, pourquoi ne pas échanger vos impressions? Je serais curieux de savoir s’il y a quelqu’un qui ne l’a pas aimé! Ce formulaire est à votre disposition :


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