03.02.2008
Ceux qui ne consultent pas
Un grand merci à tous ceux qui me lisent et m'encouragent, surtout ces derniers temps !
Un Centre
d’examens de santé propose des bilans de santé aux personnes les plus démunies
ou en formation
EN SAVOIR PLUS :
De g. à dr. : Angelo Castelletta Joseph
Mistrorigo et Anne-Sophie Massat (responsable du pôle office de soins de
« Il
y a 20 000 personnes dans le Gers qui ne consultent jamais un médecin,
soit plus de 10% de la
population ! », déclare Angelo Castelletta, directeur de
Le code de la
santé n’est pas appliqué - Selon l’article L.321-3 du code de
D’autre part, l'arrêté du 20 juillet 1992 « redéfinit et élargit les missions [des CES] : assurer un examen de santé périodique utile et de qualité à tous les assurés et à leurs familles, toutefois les Caisses d'assurance maladie doivent les proposer en priorité à certains catégories : chômeurs, bénéficiaires du RMI, jeunes sans emploi, retraités, inactifs, assurés volontaires, populations exposées à des risques particuliers, en marge du système de soins (…) »
C’est la raison pour laquelle, dans un certain nombre de
départements pilotes, comme le Gers,
Le 1er CES du Gers a été créé à Auch, il y a deux ans et demi. Il examine 850 personnes par an.
Philippe Nakpane, médecin du CES de Nogaro
A quoi sert ce bilan de santé ? – Il s’agit d’une série très complète d’examens et non pas de diagnostics débouchant sur une ordonnance. Il y a les examens « classiques » : analyse du sang et de l’urine, prise de tension, mesure du rapport taille/hanche etc. Mais on y subit aussi un électrocardiogramme, un examen de la vue, de l’audition, de la dentition, de la ventilation pulmonaire. De plus, des tests sont proposés pour le dépistage du cancer.
A g. la directrice de l’hôpital de Lectoure avec sa diététicienne
S’en suit un examen clinique, où sont évoqués les antécédents médicaux et le mode de vie. Une copie du bilan est adressée à la personne examinée et, s’il le souhaite, à son médecin traitant. Ce bilan est prévu tous les deux ans pour les personnes vulnérables.
Pas de concurrence avec les médecins de ville ou d’hôpital – Si les examens révèlent des anomalies, les personnes examinées sont incitées à consulter leur médecin traitant ou à en trouver un. C’est lui qui fera le diagnostic et une ordonnance ou adressera le patient à un spécialiste.
Consulté, le docteur Stéphane Rey, médecin libéral à Nogaro,
estime que « ce CES est une très bonne chose, puisqu’il permettra de
toucher des gens qui ne consultent pas ». Il n’y voit aucune concurrence.
Le docteur Gilles Garet, lui aussi, applaudit cette initiative. Néanmoins, il
aurait aimé être convoqué à la conférence de presse de
De dr à .g. : MM. Nakpane, Parmentier et Castelletta
Comment
faire venir les personnes à examiner ? –
Dans le sens de
la prévention - Citant les cas des CES de Pau, qui examine
11 000 personnes par
an et celui de Auch, qui en voit
S’il
a été décidé d’implanter un CES à Nogaro, c’est que celui de Auch est très éloigné
pour les personnes habitant à l’ouest du Gers qui ont des difficultés à se
déplacer. C’est le moyen de venir à elles, en étant plus proche. Le CES de Nogaro s’adresse aux 5
cantons de Nogaro, d’Aignan, de Cazaubon, de Riscle et de Plaisance (3 000
personnes susceptibles d’être examinées).
Un
partenariat avec l’hôpital permet à celui-ci d’offrir un bureau de
consultation, une salle d’examens et une salle d’attente équipés au CES. C’est
Projets –
Corine Brouca, diététicienne à l’hôpital de Nogaro (à droite) avec une collègue de Lectoure
Bonjour,
n'ayant pas trouvé votre email je me permets de vous contacter directement dans les commentaires de cet article.
2 précisions / rectifications sont nécessaires, que je vous demanderai de bien vouloir apporter dans l'article dans les meilleurs délais :
- l'orthographe du nom de notre médecin tout d'abord : Mr Nakpane et non Saknakpane...
- ensuite, et contrairement à ce qui est mentionné au début de l'article, de nombreux gersois ont bénéficié d'un bilan de santé avant l'ouverture de notre CES. Ils étaient pour cela redirigés vers d'autres centres d'examens de santé comme celui d'Agen par exemple.
cordialement
1.
Je rectifie très volontiers le nom du docteur Nakpane (c’est déjà fait)
et je lui demande de bien vouloir m’excuser,
2.
S’agissant des bilans de santé : je prends bonne note de ce
complément d’information, mais celui-ci n’indique pas que « tout assuré
social bénéficie actuellement d’un bilan de santé gratuit ».
Je n’ai fait que reproduire ce qu’a dit M. Castelletta : d’abord il n’a
pas parlé d’un état de choses avant l’ouverture de votre CES, mais du fait qu’il
était impossible actuellement d’appliquer l’article du Code de
Peut-être a-t-il voulu dire que son application n’était pas encore généralisée ?
D’autre part, le deuxième document cité (l'arrêté du 20 juillet 1992) indique bien
que les personnes fragiles sont prioritaires.
Que
pensez-vous de cette initiative et de cette discussion) ? La prévention sans limite peut-elle
aller contre la liberté ? Est-ce normal de décentraliser les Centres
d’examen de santé pour éviter un déplacement aux personnes examinées ? Les
formulaires ci-dessous attendent vos avis et vos remarques :
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15:35 Ecrit par aanogarolienne dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nogaro, santé
28.01.2008
Boxe française à la Cité scolaire
15 Nogaroliens dans la compétition de l’UNSS le 30 janvier à Toulouse
Duel de filles
15
élèves ont été sélectionnés pour participer à la compétition qui a lieu le
mercredi 30 janvier au Creps de Toulouse. Il s’agit d’une compétition académique
de l’Union nationale sportive scolaire (UNSS). Ils sont engagés par équipes de
4 boxeurs plus un jeune officiel. Certains y participent pour la 3ème
fois. Auparavant, ils ont reçu une formation de « juges-arbitres jeunes officiels »
le 12 décembre à Toulouse. En effet, cette formation est simultanée avec la
formation « boxe ».
Le
collège, le lycée général et le lycée professionnel fournissent à eux trois les
25 élèves licenciés de boxe française de
Mercredi 25 janvier, 19 élèves des lycées Bossuet de Condom et d’Artagnan de Nogaro se sont rencontrés en compétition de boxe française en assaut (touches de pieds et poings), sous la direction de leurs professeurs d’éducation physique et sportive (Mme Caudal pour Nogaro et M. Bouysset pour Condom).
Un sport trop
rarement enseigné et pratiqué - La boxe française,
pour ceux qui l’ignoreraient, est un magnifique sport de combat, qui n’a rien à
envier, pour l’efficacité et la beauté des évolutions, à d’autres sports de
combat comme le karaté ou la boxe thaï. « La boxe française est plus
codifiée », dit Cécilia Caudal.
Son but est de tenir l’adversaire à distance en lui portant des coups de pied. On ne porte pas de coups, mais des touches. Le cou, le dos et le triangle génital sont interdits. Les protections sont obligatoires : casque, coquille et protège-dents. Il est interdit de tenir, tirer et pousser l’adversaire.
Les coups de pied sont portés avec le
plat du pied ou le coup-de-pied. Les coups de pied sont bas, fouettés, chassés,
de revers ou tournants. Les coups de poing sont le direct, le
crochet et l’uppercut.
Une salle de boxe
française dans le gymnase ? Le gymnase de
L’ensemble des élèves de Cécilia Caudal
La boxe française, appelée aussi « savate », viendrait du savoir-faire des truands d'autrefois (Vidocq en parle dans ses mémoires). Pensez-vous
que l’on puisse faire quelque chose pour encourager sa pratique dans la région?
Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :
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17:53 Ecrit par aanogarolienne dans A propos, Education, Etablissements scolaires à Nogaro, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nogaro
25.01.2008
« Amende honorable » (1)
Julien Capron
jette un pavé de 666 pages aux lycéens pour le prix Jeune mousquetaire du 1er
roman
12:00 Ecrit par aanogarolienne dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libraire, Nogaro, prixlittéraire
15.01.2008
« Shell » polar d’un monde virtuel
Des crimes
virtuels dans un monde réel et vice-versa, dans la sélection des lycéens
« Shell », aux éditions Hachette littératures, est le premier roman de Benoît Virole (vidéo de l’auteur). Il est bien ancré dans l’actualité, puisqu’il y est question de terrorisme islamiste. Mais le monde virtuel rend possible des actes dans le monde réel et les combats de ce monde-ci se prolongent dans ce monde-là et inversement. C’est ça aussi l’actualité !
Un monde virtuel est créé par un programme informatique. Il héberge une communauté d'utilisateurs présents sous forme d'images appelées avatars et pouvant s'y déplacer et y interagir (source).
L’auteur explique : « lorsqu’on est dans un monde virtuel, la réalité de tous les jours vacille, on peut y perdre la raison ; mais on y fait des rencontres ; c’est aussi un lieu d’affrontement, qui peut être investi par des services de renseignement et par des terroristes pour y échanger des informations, voire y préparer des attentats ».
Les jeux massivement multi-joueurs – Le jeu du roman, New World Ecstasy, est un clone du plus connu des jeux massivement multi-joueurs, World of Warcraft (WOW). Celui-ci comptait 9,3 millions de joueurs dans le monde à la fin de 2007 !
Contrairement
à la plupart des jeux vidéo, le "but du jeu" ne consiste pas à suivre
un scénario balisé entre un début et une fin, mais à prendre part à
La libraire Marie Pérez montrant le roman
L’addiction et ses effets – Dans le roman de Benoît Virole, qui est psychanalyste, certains joueurs ne peuvent plus se passer de la réalité virtuelle. Ils y trouvent une seconde vie. « Second Life » est d’ailleurs aussi le nom d’une sorte de jeu. Cette vie leur semble peu à peu plus réelle que la vie réelle et tout y est possible, en particulier tuer. Parce que ce n’est qu’un jeu. Mais certains personnages commencent à tuer dans la réalité virtuelle puis tuent dans la vraie vie.
Mais ce qui est passionnant, c’est qu’ils tuent dans la vraie vie pour obtenir quelque chose dans leur monde virtuel ! Tout cela dans l’univers des services de renseignements et du contre-terrorisme.
On devine l’intérêt d’un psychanalyste pour ce type de joueur, intoxiqué au point qu’il en arrive à préférer le virtuel au réel.
C’est
un ouvrage passionnant qui peut aussi être une introduction à la notion de réalité
virtuelle.
Personnellement,
je n’ai pas encore eu la curiosité d’aller sur ce genre de site, même pas sur
celui de Second Life ! Or Second
Life, c’est du sérieux : les partis politiques, les grandes entreprises y « achètent »
des terrains avec la monnaie « locale », le linden, , bâtissent des
immeubles et des magasins. Et même, elles y recrutent du personnel !
Capture d’écran de Second Life
Les
individus s’y promènent et communiquent avec les avatars qu’ils rencontrent…Peut-on
y rêver d’une deuxième vie, meilleure que l’autre ? Qu’n pensez-vous ?
Ci-dessous, un formulaire pour vos commentaires ou votre expérience est à votre
disposition :
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13:09 Ecrit par aanogarolienne dans Culture, Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nogaro, Second Life
14.01.2008
Construction du Laboscope
C’est l’essence du pôle d’excellence rurale, l’outil industriel qui parachèvera le Mécanopole

et à gauche, le Laboscope
Le Laboscope doit sortir de terre au
1er semestre 2008, dans le prolongement de la pépinière d’entreprises,
vers Caupenne-d’Armagac.
Il y a 3 projets importants en 2008 : la modernisation des magasins de la rue Nationale, l'année d'Artagnan (préparée par le CLAN) et le Laboscope. Rappelons que ce projet de Laboscope a obtenu d’être distingué en qualité de pôle d’excellence rurale, au sein du Mécanopole. La construction devait commencer avant la fin de l’année, mais des formalités administratives en ont retardé la mise en route.
L’étude des liaisons au sol - De quoi s’agit-il ? Il s’agit, pour Nogaro, de doter le Mécanopole d’un laboratoire doté de ressources humaines, technologiques et scientifiques de haut niveau. Il est destiné à analyser les résultats des essais des prototypes de véhicules sur la piste du circuit Paul-Armagnac. Il sera centré l'étude des liaisons au sol (ELS) et les systèmes embarqués.
Perspective depuis le sud-est
Il
comprendra 4 modules : châssis et liaisons au sol, moteurs et énergies
alternatives, comportement dynamique et télémétrie, géopositionnement dynamique
(sécurité et surveillance à distance) des véhicules (source).
Plan de masse
Les investisseurs privés entreront en scène - Une fois les travaux commencés, le bâtiment initial – il est prévu une extension – sera terminé au bout de 6 à 8 mois au minimum. Selon Henri Croizier, président du Mécaforum® et ex-pilote du Mécanopole, l’extension est destinée à des investisseurs privés : « La phase 1, c’est les fonds publics. Si la phase 2, c’était les professionnels, via le CTI, qui viennent à le construire, on aurait gagné. » (propos recueillis le 18.11.2007). Le CTI (Centre technique industriel) est un projet du Mécaforum® pour faire avancer scientifiquement et techniquement le nouveau syndicat de branche industrielle qu’il veut créer pour la profession « dynamique automobile ».
Façade est
Le clou du Mécanopole - Avec le
Laboscope, un nouveau
bâtiment de grande qualité sera intégré au Mécanopole, après la pépinière Satellix
et les nouveaux stands du circuit.
L’architecte, Patrick Arotcharen, dirige un
cabinet sis à Bayonne, qui accumule les récompenses pour ses réalisations. Il explique
comme suit ses préoccupations pour la construction du Laboscope :
« Nous avons essayé de créer un outil de grande qualité environnementale
et économisant les énergies » (propos recueillis le 20.07.2007). De fait,
d’abord l’isolation se trouve à l’extérieur des murs, si bien que la chaleur ou
le froid produits restent à l’intérieur. Ensuite, « les sheds » sont
dirigés vers le sud et équipés de volets. Les sheds sont les dents de scie des
toits traditionnels d’usines, habituellement ouverts vers le nord. Ici, dirigés
vers le sud, volets ouverts, ils apporteront de la chaleur en hiver. En été,
les volets seront fermés.
Pour s’insérer dans l’environnement
du Mécanopole, les sheds, les volets, les murs même, rappelleront les ailerons
des avions, les entrées d’air et la découpe des véhicules de compétition et des
aéronefs.
Une belle réalisation qui fera des
envieux !
Quelle est votre opinion sur ce
projet ? Ça paraît sérieux, non ? Dites ce que vous en pensez sur le
formulaire ci-dessous :
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20:27 Ecrit par aanogarolienne dans Développement, Mécanopole | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Arotcharen, CLAN, Croizier, ELS, Laboscope, Mécaforum, Mécanopole, Nogaro
12.01.2008
Développement et « Dynamique automobile » III
Interview
d’Henri Croizier (3ème
partie)
Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Après le 1er extrait et le 2ème extrait, voici le 3ème et dernier, qui expose le projet de création d’un Centre technique industriel (CTI) de la « dynamique automobile. » Henri Croizier le voit éclaté sur plusieurs sites, dont celui de Nogaro, et non concentré sur un seul, ce qui est très novateur et est dans la logique de l’aménagement harmonieux du territoire.
Roland Houdaille : qu’avons-nous oublié
d’important ?
Henri Croizier : le CTI ! C’est ce qu’on présente à nos industriels
et aux services de l’Etat. Car la compétence des pays voisins s’est faite aussi
autour d’un rassemblement plus structuré que la seule volonté de travailler à 2
ou à 3.
Il faut être
réaliste, dans ces pays, ils ont utilisé les fonds publics pour investir dans
des équipements onéreux et être efficaces bien au-delà de leurs frontières.
Si nous
voulons aller individuellement sur ce schéma-là, nous n’y arriverons jamais. Si
un gros constructeur ou un gros équipementier décide de le faire, il n’a aucune
chance d’aboutir, parce que les autres constructeurs ne vont pas amener leurs
essais chez lui ! Idem pour les équipementiers : ils travaillent pour
plusieurs constructeurs, mais ils sont aussi concurrents.
Au centre, Henri Croizier pendant l’assemblée générale du Mécaforum®
Or, il existe en France depuis 1948, un texte qui encadre les centres techniques industriels de branches, les CTI. Ces CTI ont comme objectif d’acquérir les compétences humaines et matérielles pour faire progresser leur profession. Ils se dotent donc de moyens de financement venant de celle-ci. Mais c’est aussi le moyen d’aller plus loin dans l’utilisation des fonds publics pour créer ce genre d’outil à l’échelle nationale.
Il n’existe pas de CTI de la dynamique automobile. Notre objectif, c’est d’y arriver. Vous prenez l’organisation du CETIM (Centre technique des industries mécaniques) et vous imaginez la même chose pour la dynamique automobile.
En somme, le Mécaforum® peut être un outil français extrêmement intéressant pour renverser la courbe de l’évasion de notre savoir-faire, ça, c’est une chose qui me passionne. Mais ce à quoi je crois davantage, c’est le CTI sur la dynamique automobile. Si l’on arrive à faire ce CTI avec l’aménagement du territoire qu’on a prévu, c'est-à-dire un morceau du CTI à Nogaro, un autre à Magny-Cours, un autre au sud…
Claude Bourdil, président du SYMA intervient pendant l’AG du Mécaforum®
RH : ah !
Bon tout ne serait pas réuni en un seul point ?
HC : non !
C’est la grande nouveauté et ça m’appartient ! Le système français
est ainsi fait qu’on imagine toujours que la structure doit être à un seul
endroit et que ça coûte moins cher. C’est notre culture : on ferme plutôt des établissements qu’on en
ouvre et on s’aperçoit quelque temps après que l’efficacité de l’aménagement du
territoire en a pris un grand coup.
Il m’a été
suggéré de faire comme tous les CTI, c'est-à-dire de s’installer dans la grande
banlieue parisienne et il y a 1000 raisons positives pour ça…Mais je m’oppose à ça !
Je suis
intimement convaincu que, si
on fait ça, on est en dehors de la logique d’avoir fédéré des circuits
automobiles dans toute
Le climat
d’un site, c’est celui d’un seul site. Notre avantage c’est d’avoir des circuits de montagne,
des circuits de neige, des circuits de glace, d’avoir des circuits au soleil. Ces
climats, c’est bien ça
Mais qu’ il y ait des entités pilotes, c’est
normal. Mais qu’on ait un
éclatement des savoir-faire dans tout le territoire, c’est ça qui me passionne,
car c’est ça qui va différencier notre offre de celle de nos voisins.
Le CTI, ce n’est pas une administration, mais un
laboratoire qui doit pouvoir offrir les services attendus par les professionnels. Il
offre, bien évidemment, ceux des membres du CTI, mais il se dote lui-même de
compétences. La compétence centrale doit être extrêmement bien pensée, pour
être suffisamment pertinente et aider à des investissements.
Les élèves mécaniciens de compétition du lycée pro d’Artagnan pendant l’AG du Mécaforum®
Moi, par
exemple, je souhaiterais que, pour la partie étude de liaisons au sol, le CTI
nous permette de continuer à développer le Laboscope
du Mécanopole de Nogaro. Vous avez vu
que dans le projet de l’architecte, il y
a la phase 1 et la phase 2.
La phase 1, c’est les fonds publics. Si la phase 2, c’était les professionnels,
via le CTI, qui le construisent, on aurait gagné.
Mais il
faut être très rigoureux, car nous sommes très centralistes. On pourrait se
retrouver demain avec 130 membres répartis sur tout le territoire et un CTI
monolithique !
RH : gare aux ambitions personnelles ! Tant que vous êtes là, le Mécaforum® marche bien !
HC : c’est
peut-être le fait que je ne sois moi-même ni gestionnaire, ni propriétaire
d’aucun des circuits et laboratoires et que j’appartienne à un
« Etablissement public administratif d’Etat » [le réseau des Chambres
de commerce] qui me permet d’avoir cette neutralité. Et ce que j’apprécie,
c’est que lorsqu’il y a des arbitrages à faire, on les laisse à la personne qui anime aujourd’hui le Mécaforum® et qui n’a donc pas d’intérêt
personnel dans un circuit, plutôt que de dire : c’est le gros qui
bouffe le petit !
Si demain,
ça passe sous la coupe d’un gros ou d’un petit, les intérêts individuels vont
revenir.
RH : Monsieur Croizier, je vous remercie pour cet interview.
Avez-vous des questions à poser,
des remarques à formuler ou encore des informations à apporter ? J’aimerais
beaucoup les connaître : le formulaire ci-dessous est à votre disposition !
P. S. - Aujourd’hui,
j’ai ajouté une 3ème partie au trombinoscope !
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22:26 Ecrit par aanogarolienne dans Développement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Croizier, CTI, développement, dynamique automobile, Laboscope, Mécaforum, Nogaro
09.01.2008
Développement et « Dynamique automobile » II
Texte intégral de l'Interview d’Henri
Croizier
(2ème
partie)
Cet interview a été enregistré le 18 décembre
2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Après le 1er extrait, voici le 2ème qui
expose le problème de la concurrence entre les circuits. La solution apportée
par le Mécaforum® fera l’objet d’un autre billet.
Complémentarité ou concurrence entre les circuits
M.
Bouilhaguet, président de
Roland Houdaille : comment s’organise la
complémentarité entre les membres du consortium ? J’ai entendu à l’AG, à
part le Mécanopole, au moins 2 autres dirigeants
de circuits parler de liaisons au sol. Notamment Issoire et Mérignac et je
crois qu’il y en a encore un autre. Comment éviter une concurrence mortelle et,
en plus, une « entente » au sens d’infraction économique ?
Henri Croizier : aujourd’hui, le constat est le suivant. Nous avons créé le Mécanopole en 2004. Parallèlement, on a regardé ce qui se passait sur le territoire national pour savoir si on allait rentrer frontalement dans de la concurrence avec d’autres circuits automobiles et/ou d’autres pôles autour de circuits automobiles ou, si, effectivement, la niche sur laquelle nous nous sommes mis était bien notre niche dédiée au circuit de Nogaro. A ce moment-là, ce que j’ai constaté, c’est que les autres ne nous avaient pas attendus !
Si on prend le cas de Magny-Cours, qui a été présenté à l’AG, Magny-Cours a démarré, il y a une vingtaine d’années. Donc Magny-Cours a une vingtaine d’années au niveau du circuit, une bonne quinzaine d’années au niveau de son centre et de son technopole et à présent, ils font ce qu’ils nous ont présenté sous le nom de Magny-Cours2.
En ce qui
concerne le circuit de Bordeaux, il y a
très longtemps que le circuit existe, il a vécu des hauts et des bas, mais il y
a un pôle d’une trentaine d’ha autour du circuit, dont la finalité a toujours
été une finalité de développement économique, une activité liée à la sécurité
routière, notamment.
Ensuite, il y a Issoire, le circuit du CEERTA, autre circuit qui a été présenté à notre AG. Ce circuit a été créé par des ingénieurs de chez Michelin il y a de nombreuses années. Donc Issoire est né il y a là aussi plus de 15 ans. Il a été repris au fil du temps parce que c’est la vie de toutes les sociétés privées. Mais, quand il a été construit, c’était avec l’idée d’en faire un outil complémentaire à Michelin. Ça, c’est une réalité. Et il a été construit pour être complémentaire à Michelin et complémentaire à un circuit qui s’appelle le circuit de Charade, qui est le dernier circuit de montagne en France.
Tout ça, ce sont des outils qui sont plus anciens que le Mécanopole de Nogaro. Ensuite, vous avez le pôle industriel d’Alès, qui n’a pas été présenté à notre AG, mais qui est à prendre en compte, puisqu’au niveau national, c’était le 3ème pôle : il y a Le Mans, Magny-Cours et Alès. Alès est en plein développement, s’est positionné sur un créneau qui correspond à son type. Il est sur la partie rallye compétition, mais plutôt rallye et moto.
Et il y a le Technoparc du Mans. C’est un outil qui s’est développé avec l’histoire du circuit du Mans. Parallèlement a été annoncé, il y a un peu plus de 2 ans, la création de l’Institut supérieur du commerce de l'automobile et l'Ecole supérieure de commerce des réseaux de l'automobile du Mans. Ce sera probablement le plus grand établissement français dédié aux métiers autour de l’automobile.
Les élèves mécaniciens de compétition du lycée d’Artagnan de Nogaro à l’AG du Mécaforum®
Tout ça, ce sont des dossiers anciens. Et puis il y
a les dossiers nouveaux. Vous avez vu la présentation de Cergy-Pontoise , qui laisse, je pense, augurer,
sur les hectares qu’ils ont là-bas et avec la proximité de Paris, un développement
important.
Il y a le Mécapole du Loiret, qui n’a pas été présenté, car
la personne n’a pas pu être présente. C’est un pôle industriel et de loisir
autour de l’automobile dans le sud de
En plus, dans les nouveaux dossiers qui apparaissent sur le territoire français, il y a le côté Bretagne-Normandie. Aujourd’hui, on ne sait pas encore où ça va être très exactement. Mais là-bas, il y a des pôles. Autour de Rennes, par exemple, avec la présence de Citroën est un pôle très fort. Il y a une effectivement volonté, pour un des pôles de compétitivité industrielle, de développer des essais également là. Et de l’autre côté, il y tout Peugeot, toute la partie liée à l’industrie de production automobile. Ils ne sont pas inactifs. D’ailleurs, on a eu pour la 1ère fois à notre AG le patron d’un nouveau circuit qui vient d’ouvrir là-bas dans les Vosges.
Si on
descend au sud-est de
RH : et puis il y a le Castellet ?
HC : voilà ! Alors, à notre AG nous avions le secrétaire général du circuit du Castellet. Ce circuit devient peu à peu un pôle d’aménagement du territoire. Il y a d’ailleurs aujourd’hui un autre projet autour du Castellet, auquel on est en train de réfléchir. Ce serait un 2ème circuit automobile. Ce n’est pas le propriétaire du Castellet qui le porte, ce projet, c’est encore une autre structure.
Là-dedans,
soit on laissait partir tout ça tout azimut, auquel cas, à partir du moment où
elle a les moyens de mener à bien son projet, chaque entité n’a pas à demander
quoi que ce soit au niveau des circuits de décision. Elle est maîtresse chez
elle. Avec un gros risque : l’affrontement pur et dur des concurrences qui
n’ont aucun sens.
Et, quelque part, ça a été aussi un peu la risée de nos voisins, qui disaient : « à force de créer des structures comme ça, qui vont se faire elles-mêmes concurrence, de toute façon ça va nous laisser un peu le champ libre. Le temps qu’ils vont se faire un petit peu la guérilla entre eux, nous, on amènera un service de qualité, un service de prestations relativement sérieux dans cette affaire-là. »
Soit c’était
quelque chose que nous ne voulions absolument pas et c’est une des raisons pour
lesquelles nous avons décidé ensemble d’aller vers un syndicat professionnel de branche.
Créer un syndicat professionnel de branche, c’est compliqué, parce que chacun
doit faire bouillir sa marmite et développer son activité, mais, en même temps il faut fixer des règles.
Et les règles sont de multiple nature. C’est les règles d’exploitation, c’est
les règles liées au personnel, c’est les conventions collectives, c’est les
échelles de rémunération de l’ensemble du fonctionnement d’un service. Parce
qu’on tourne, pour certains circuits 24 h/24 et 7 jours/7. Tout ça c’est assez
différent d’un circuit qui va tourner 3 jours ou 4 jours/semaine de 9 h à 17 h.
Et puis amener une politique de service. Parce que
si on a perdu des essais industriels depuis 15 ans, c’est aussi parce que nos
services sont progressivement devenus seulement de la location de circuits. En
disant : « Ben voilà, vous arrivez le matin à 9 h vous faites le
chèque de tant, vous avez droit à votre journée, vous repartez le soir et on
vérifie que vous n’avez rien cassé. » Donc, une fois que vous avez
transformé un métier de prestataire de services en un métier de loueur
d’installations, vos compétences techniques, eh ! Bien elles sont
parties ! Voilà !
Et là,
honnêtement, chacun a voulu redonner de la valeur ajoutée à son établissement
ou à son environnement. Donc,
ça, c’est un raisonnement qui a été assez fédérateur.
C’est sûr qu’on a également regardé comment chacun
faisait sa politique tarifaire. Là, je peux vous assurer qu’il n’y a aucune
entente entre les circuits, parce que la politique tarifaire est extrêmement
liée à 2 choses : le montant des investissements de vos installations et
la masse salariale de votre personnel pour faire fonctionner vos installations.
Une fois que vous avez les deux montants, vous savez combien vous devez vendre
votre journée. Voilà ! Alors faire une comparaison entre le circuit du
Mans, le Castellet, Magny-Cours, Nogaro le circuit du Laquais, le CERAM,
Michelin, autant dire que l’on est dans un environnement extrêmement différent
avec, derrière, des calculs de prix de revient qui sont liés à nos
organisations.
Henri Croizier (3ème de dr. à g.) à la tribune pendant l’AG du Mécaforum®
RH : c’est moins cher à Nogaro, à cause de
l’actionnariat public, je suppose ?
HC : moins cher à Nogaro ? En ce qui concerne la
prestation de services, ce n’est pas évident aujourd’hui, parce qu’on a changé
notre grille tarifaire avec les nouvelles installations et il faut prendre en
compte dans nos nouveaux prix de Nogaro la masse des investissements qui ont
été faits. Donc, on n’a pas fait évoluer la masse salariale, mais quand le Conseil
Général (CG) a investi 14 millions d’euros, grosso modo, dans le circuit de
Nogaro, il n’y a pas de pétard, ça se retrouve dans le prix de la prestation
qu’on fait ! C’est d’ailleurs pour ça que, aujourd’hui, le prix de la journée qui était à 2 250
€ est passé à 4 000 €. Ça c’est une réalité. C’est vrai que Nogaro
est toujours moins cher que le Castellet, Magny-Cours ou Le Mans dans un
certain nombre de prestations, parce que notre masse salariale est plus faible
que la leur ou que l’investissement n’est pas à leur hauteur, mais en même
temps, on est devenu plus cher que Pau, Albi ou autres. Mais les gens trouvent
chez nous plus de prestations.
RH : on a calculé l’amortissement sur combien d’années à
Nogaro ?
HC : tout dépend si vous êtes un circuit ou un centre
d’essais public ou privé. Les règles de calcul sont extrêmement différentes.
Aujourd’hui on considère qu’un circuit, il faut le resurfacer à peu près tous
les 5 ans. Si vous ne faites que de la course, vous pouvez tenir un peu plus
longtemps. Si vous faites des essais jour et nuit, eh ! Bien voilà, il
faudra le refaire plus souvent.
Ensuite il
y a d’autres éléments qui rentrent dans le calcul du prix, c’est tout ce qui
touche la sécurité. Alors effectivement, le béton, on voit bien qu’on va l’amortir
comme n’importe quel bâtiment, mais la partie « sécurité » c’est très,
très lié à la réglementation que nous imposent les Fédérations. Si on nous dit
que, pour l’année prochaine, il faut ajouter tel grillage à tel endroit ou tel
mur à tel autre et ainsi de suite, tout ça rentre dans un calcul de prix
journalier.
Aujourd’hui, il y a une connaissance de tous les
tarifs pratiqués sur tout le territoire. On a constaté que les prix sont
très en phase avec ce que les clients trouvent. Donc on n’a pas de distorsions
qui amèneraient des incompréhensions.
Ils sont en
phase avec les services rendus. C’est à dire que les prix que vous payez pour aller
au Castellet ou pour venir chez nous à Nogaro, pour aller au Mans, pour aller Albi ou à Lohéac,
les tarifs des prestations sont cohérents. Ça, ça évite les phénomènes de
concurrence.
Le prochain
extrait exposera comment le Mécaforum® met en œuvre la complémentarité entre
circuits.
Que
pensez-vous de la manière dont les prix sont fixés pour les utilisateurs du
circuit de Nogaro ? Le formulaire ci-dessous est à votre disposition :
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16:59 Ecrit par aanogarolienne dans Développement, Mécanopole | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : circuit, Croizier, développement, ELS, essais industriels, liaisons au sol, Mécaforum, Mécanopole, Nogaro, SEMPA
Talent et fougue en concert à Nogaro
L’Orchestre
national du Capitole de Toulouse très applaudi à son concert du Nouvel An

Jean-François Verdier salue le public
La
salle d’animation était archipleine. Les musiciens étaient une cinquantaine
cette année, contre vingt en 2007. Sous la direction de Jean-François Verdier,
l’orchestre joue d’abord l’Ouverture de l’Italienne à Alger de Rossini, morceau
joyeux et entraînant.
Stéphane Labeyrie – Deux
pièces pour orchestre et tuba suivent : Thème et variations sur un style
ancien de Thomas Stevens et Danse roumaine n°2 pour tuba de Dumitru. Stéphane
Labeyrie, le tuba solo, déchaîne l’enthousiasme du public par sa virtuosité. Il
est actuellement tuba solo à l’Orchestre de Paris après avoir gagné de nombreux
prix et concours nationaux et internationaux depuis l’âge de 15 ans. « D’aucuns
disent, à raison, qu’il est le meilleur tubiste du monde et maîtrise son tuba à
Stéphane Labeyrie en pleine action
Le
concert devait s’achever par
Jean-François Verdier,
vu la durée et le volume sonore des applaudissements, propose pour finir
« un bonbon en chocolat » : l’Ouverture des Noces de Figaro.
Ce
chef d’orchestre est également un clarinettiste de talent et a remporté
plusieurs concours internationaux. Il fera ses débuts cette année à l’Opéra
Bastille. Il est déjà « chef en résidence » à l’Orchestre national de
Lyon et chef d’orchestre invité par l’Opéra national de Paris.
« Depuis
Un piano ! -
L’Orchestre national du Capitole de Toulouse a donné là un
concert digne de lui et le public, enchanté, ne s’y est pas trompé. Faisons un
vœu, puisque c’est le début de l’année : que Nogaro achète un piano pour
que les orchestres en visite puissent jouer autre chose que les pièces sans
piano.
Si
vous avez des choses à dire sur ce concert, n’hésitez pas à utiliser le
formulaire qui vous tend les bras ci-dessous !
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09:28 Ecrit par aanogarolienne dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CLAN, Nogaro, orchestre
08.01.2008
Développement et « dynamique automobile » I
Interview
d’Henri Croizier (1ère partie)
Cet interview a été enregistré le 18 décembre 2007, soit une semaine après l’assemblée générale du Mécaforum® à Linas Montlhéry. Voici donc un premier extrait :
La double structure juridique du
Mécaforum® et la création d’un syndicat de branche « Dynamique automobile »

La tribune de l’assemblée générale : au centre Henri Croizier (avec le micro)
Roland Houdaille : Il existe un consortium, mais aussi
une association loi 1901 pour le Mécaforum®. Pouvez-vous expliquer
pourquoi ?
Henri Croizier : Le Mécaforum® existe aujourd’hui sur 2
fondements juridiques. Le 1er c’est le fondement d’un consortium,
encadré par une charte. C’est comme ça qu’est né le Mécaforum®, avec le
groupement de tous ceux qui souhaitent prendre les engagements mis dans la
charte. Ensuite, vous avez l’association loi 1901, qui est l’outil juridique
qui encadre les activités du consortium comme n’importe quelle association loi
1901. Pourquoi avoir fait un consortium et une association loi 1901 ?
C’est tout simplement que certains établissements ne peuvent pas rentrer dans
des associations. Donc on est obligé de garder la notion de consortium. Ce sont
certains établissements administratifs, dont l’établissement militaire [Établissement
technique d’Angers]. C’était le moyen de travailler avec nos amis de
L’association a été créée en 2006, un an après le consortium. L’association reprend dans son objet bien évidemment la totalité du consortium, ce qui donne une assise juridique à la structure et surtout, permet d’avoir des lignes budgétaires. Parce que le consortium, lui, vivait uniquement de bonnes relations, comme n’importe quel consortium à but non-lucratif. Alors que là, l’association qui encadre le Mécaforum® peut déjà recevoir la cotisation de ses membres et puis, elle peut, en fonction des sujets, obtenir des subventions des collectivités ou des services de l’État et puis elle peut, bien évidemment, offrir des prestations si on le souhaite.
RH : Vous avez dit à l’assemblée générale (AG), qu’il
faudrait faire évoluer la structure juridique, si le nombre de membres
augmentait !
HC : évoluer, oui, c’est un souhait qui n’est pas basé sur le montage juridique, c’est un souhait de reconnaissance d’une nouvelle profession. Parce que une association loi 1901 traditionnelle, c’est un regroupement de personnes qui ont comme objectif de respecter l’objet même de l’association, mais un syndicat professionnel a [pour but ] par définition de regrouper au niveau national voire européen des activités extrêmement précises. Les activités d’un syndicat professionnel, c’est d’abord de défendre la profession, c’est de la structurer et c’est également d’apporter les moyens nécessaires au développement de la profession et non plus au développement de ses membres. C’est là où il y a une grosse différence, dans le cas d’une association loi 1901, on parle de membres, dans le cas d’un syndicat professionnel, on parle d’une profession.

Henri
Croizier pendant l’assemblée générale
RH : Concrètement qu’est-ce qui devrait changer ?
HC : alors, la veille de l’AG, nous avions une réunion du Conseil d’administration et à l’unanimité du CA, il a été décidé d’engager une démarche avec les services de l’État pour créer ce nouveau syndicat professionnel. Donc les rencontres avec nos différents ministères sont programmées et on va expliquer pourquoi on veut aujourd’hui identifier un secteur d’activité économique au niveau national.
RH : Encore un nouveau dossier à présenter, alors, après
le succès de celui de la candidature de
HC : oui, c’est la continuité de notre action. Je crois que depuis le début notre détermination est de dire : « on ne peut pas rester inactif dans ce domaine d’activité ». Donc, d’abord on a partagé un objectif puis on s’est structuré avec une association loi 1901. Quand on passe de 5 membres d’un consortium à 130, ça prouve qu’effectivement il y avait une attente. Et quand, dans les membres, on trouve aussi bien des établissements publics que privés, des multinationales ou de très petites entreprises, il y a là matière à dire : effectivement tout n’est pas réglé dans notre métier.
RH : cela devient une espèce de lobby qui s’interdit
d’avoir des membres d’autres pays ?
HC : non. Alors nous n’avons pas tranché pour savoir si
nous serions un syndicat professionnel de branche à l’échelle française ou un
syndicat professionnel à l’échelle plus large que le territoire national.
Pourquoi ? Parce que tout simplement le métier qu’aujourd’hui on exerce en
France est fait avec des entreprises françaises pour un certain nombre et pour
d’autres avec des laboratoires ou des centres d’essais dont les capitaux sont
souvent détenus, maintenant, par des entreprises étrangères.
RH : comme le CERAM
(Centre d’Essais et de Recherche Automobile
de Mortefontaine) ?
HC : par exemple le CERAM avec les capitaux de
Pininfarina, donc des capitaux italiens. Donc c’est une interrogation que l’on
a. Par contre, ce que l’ensemble des membres a décidé, c’est que notre mission
commune était de défendre notre profession sur le territoire national. On n’a
pas d’états d’âmes à savoir si des capitaux viennent s’investir en France pour
développer nos activités en France. Notre objectif, c’est de développer
l’emploi, de faire de l’aménagement du territoire sur
RH : D’accord. Il n’est pas question de faire un
syndicat européen ?
HC : Pour le moment on n’en est pas là. Ce qui est
certain c’est qu’on est déjà en relation avec un syndicat allemand qui existe
sur la même thématique que nous. C’est un syndicat qui regroupe aujourd’hui les
centres d’essais industriels allemands.
Je crois qu’il faut prendre les étapes les unes après les autres. Si les Allemands ont créé un syndicat professionnel pour défendre leurs centres d’essais industriel, c’est probablement qu’il y a quelques années (ce n’est pas si vieux que ça), ils en ont vu la nécessité comme nous le voyons aujourd’hui sur le territoire national. Essayer d’imaginer de partenariats avec nos voisins européens, c’est quelque chose qui, de toute façon, aujourd’hui se fait. On a des relations avec d’autres centres d’essais industriels en Europe, mais je crois que pour nous la priorité c’est de structurer le territoire national. On a 15 ans…
RH : de retard ?
HC : de retard, non, mais pendant 15 ans on ne s’est pas rendu compte de ce qui se passait autour de nous dans ce métier-là. On est en train d’ouvrir les yeux, voilà. On prend conscience que dans ces métiers, il s’est passé d’autres choses, avec probablement d’autres formes d’organisation, d’autres formes de partenariat. En France, on est très individualiste, donc, par définition, pendant ces 15 ans, chacun a essayé de faire bouillir sa marmite en pensant le faire au mieux.
Et en même temps, les essais industriels, la dynamique automobile, les laboratoires qu’il y avait dans ce domaine-là, c’est une niche de l’activité [des industriels]. Si l’on prend le cas de Michelin, les essais industriels pour le compte d’autres partenaires, dès que ça ne touche pas le pneu, c’est loin d’être le cœur du métier chez eux. Voilà, c’est un exemple très concret. Quant au CERAM, c’est vrai que c’était une branche de Matra Automobiles. Tant que Matra Automobiles donnait du boulot au CERAM, le CERAM avançait sur ce domaine-là. Après les choses ont évolué. Les sociétés s’achètent, se vendent, de nouveaux actionnaires apparaissent. Et surtout, on a vu arriver sur le territoire national des prestations de services extrêmement sérieuses, compétentes, à des prix défiant toute concurrence.
RH : vous pensez à qui ?
HC : aujourd’hui sur le territoire, on voit arriver Pininfarina, autrement que par le CERAM, on voit arriver Idiada, en Espagne, qui a une politique sur notre territoire national. Le Mira Circuit Record en Angleterre et, du côté des Allemands, quelques labos extrêmement compétents.
RH : Plus BMW ?
HC : non, BMW a son centre d’essais en France, mais il ne vend pas de prestations.
Si ces
questions vous intéressent, ne manquez pas la suite au prochain billet ! Si
vous avez des questions à poser, des opinions à exprimer, des compléments à
ajouter, ce formulaire de commentaire est à votre disposition:
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11:57 Ecrit par aanogarolienne dans Développement, Mécanopole | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : circuit, Croizier, développement, dynamique automobile, ELS, Mécaforum, Mécanopole, Nogaro, SEMPA
07.01.2008
Un bijou de petit livre !
« L’enchanteur et illustrissime gâteau café-café d’Irina Sasson » est un des 6 ouvrages de la sélection des lycéens
A peine plus de 140 pages, un style aérien pour raconter avec virtuosité et retenue toute une vie de femme. Voilà ce que propose ce petit livre de Joëlle Tiano chez Intervista. C’est l’un des 6 romans sélectionnés parmi lesquels le jury de l’association « Un livre dans la poche » choisira le gagnant du prix « Jeune mousquetaire du 1er roman » 2008, en mai.
A presque 101 ans, Irina essaie de rester consciente du monde extérieur et de conserver la mémoire. Pour cela « chaque jour, quand elle avait fini de se répéter une phrase, jamais la même, dans les 7 langues que sa vie l’avait amenée à parler, (…) elle passait au gâteau café-café ». Elle se raccroche à la recette de son gâteau, inlassablement recherchée et répétée. Et à chaque répétition, elle retrouve un élément nouveau et la mémoire de sa vie. Et c‘est une vie pas comme les autres qui est pourtant aussi comme les autres.
Sa petite fille est venue de très
loin pour la voir et leurs mémoires semblent se confondre. La symbiose est
totale entre la petite-fille qui se souvient de la vie de sa grand-mère et la
grand-mère qui la revit. C’est une belle histoire de femmes, que les hommes
devraient lire. La petite-fille, Susan, a quelque chose à confier à Irina, elle
est venue pour cela. Et les deux femmes vont se retrouver.
L’écriture est délicate, mais nette
et sans mièvrerie. Bref, un petit bijou !
Si vous avez lu ce livre, pourquoi ne pas échanger vos impressions? Je serais curieux de savoir s’il y a quelqu’un qui ne l’a pas aimé! Ce formulaire est à votre disposition :
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16:18 Ecrit par aanogarolienne dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libraire, Nogaro, prix littéraire



























